Angers : Proxénétisme aggravé, deux hommes condamnés
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Le vendredi 20 mars, le tribunal correctionnel d’Angers a examiné une affaire de proxénétisme pour des faits remontant à la fin de l’année 2023.
Deux hommes comparaissaient pour des faits de proxénétisme aggravé, dont l’un est présenté comme le principal organisateur du réseau. Pendant plus d’un an, il a exploité sa compagne en la prostituant dans des hôtels et des locations de courte durée, via des annonces diffusées sur des sites spécialisés. Il assurait lui-même la gestion des contacts avec les clients, fixait les tarifs et organisait les rendez-vous. Il supervisait également l’exploitation de deux autres jeunes femmes, dont l’une en situation de grande fragilité psychologique en raison d’une dépendance à la cocaïne.
Le second prévenu était chargé de la logistique, notamment de la réservation des logements et du transport des victimes.
Les trois femmes ont subi des violences physiques et psychologiques répétées, incluant coups, gifles et insultes. L’emprise exercée par le principal accusé était telle que l’activité de prostitution s’est poursuivie alors même qu’il était incarcéré. L’exploitation de son téléphone a en effet révélé qu’il continuait à organiser les rendez-vous et à communiquer avec les clients depuis sa détention. Lorsque sa compagne évoquait la possibilité de mettre fin à cette activité, il exerçait des pressions, notamment en la menaçant de divulguer des images intimes à sa famille.
Déjà décrit comme particulièrement violent, l’homme faisait l’objet de témoignages accablants. Son ancienne compagne a notamment rapporté des faits de violences graves, évoquant des morsures au visage ainsi qu’un climat d’emprise et de peur. En instaurant un système fondé sur la contrainte et la domination, il pensait échapper aux poursuites judiciaires.
À l’issue de l’audience, les deux hommes ont été reconnus coupables de proxénétisme aggravé. Le principal prévenu a été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme, tandis que le second a écopé de 18 mois d’emprisonnement avec sursis. Les EACP saluent cette décision de justice, tout en estimant que les peines prononcées demeurent insuffisantes au regard de la gravité des faits et des violences subies par les victimes.


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