Paris: 6 ans de prison pour un couple à le tête d’un réseau colombien
- Equipes Action Contre le Proxenetisme
- 6 oct.
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Dernière mise à jour : 17 oct.
C’est une affaire de grande ampleur qui a été jugée du 16 au 25 septembre au tribunal de Paris.
En effet, ce sont plus de 10 individus qui ont comparu devant la cour pour des faits de proxénétisme aggravé et de traite d’être humain en bande organisée.
A la suite du procès, les condamnations pleuvent allant d’un simple surcis jusqu’à 6 ans d’emprisonnement.
C’est à la suite de la découverte de trois jeunes femmes d’origine sud-américaine se livrant à la prostitution que l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains a décidé d’ouvrir une enquête en janvier 2019. Celle-ci a permis de révéler l’existence de tout un réseau organisé par des individus d'origine colombienne depuis 2015.
La bande de malfaiteurs étaient méticuleusement organisée pour que le réseau soit rodé: certains se chargeaient de repérer les jeunes filles en Colombie pour les faire venir sur le sol français, tandis que d’autres s’occupaient d’elles une fois sur place en leur trouvant des logements en région parisienne et en planifiant leur passes. Ce sont d’ailleurs près de 40 logements qui ont été recensés comme étant utilisés régulièrement par l’organisation.
Privées de leurs papiers à l'arrivée, ce sont près de 40 femmes qui n’avaient d’autre choix que de subir la situation. De plus, l’organisation de malfaiteurs collectaient la moitié de leur gains, un revenu plutôt lucratif pour eux si l’on en croit les registres de leurs annonces en ligne qui recensent plus de 16 000 correspondants en 2019.
A la suite du procès dans lequel les EACP se sont portés partie civile, le premier couple à la tête de l'organisation a été condamné à 6 ans de réclusion criminelle pour proxénétisme et traite d’être humain tandis que les autres protagonistes un couple et une femme) ont été condamnés à 4 et 3 ans d’emprisonnement. Les propriétaires de certains des logements utilisés régulièrement par l'organisation ont également été condamnés par la justice à des peines de prison.
Les EACP saluent ce jugement qui permet de condamner un réseau inhumain qui a sévi pendant bien trop longtemps. De telles peines, même si elles sont parfois accompagnées de sursis, permettent de reconnaître le préjudice fait aux victimes en abusant de leur vulnérabilité à l’arrivée sur le territoire. Cela met encore une fois en lumière le besoin de protéger les femmes face à de telles organisations.


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