Proxénète condamnée au tribunal judiciaire de Melun
- Equipes Action Contre le Proxenetisme
- 30 déc. 2025
- 2 min de lecture
C’est une nouvelle victoire pour les EACP qui a eu lieu le 4 décembre au tribunal judiciaire de Melun.
L’affaire met en lumière, une nouvelle fois, le taux de croissant de prostitution chez les mineures.
Tout a commencé en février 2022 lorsque la victime a fugué de chez elle avec son téléphone. Elle n'a été retrouvée qu’au mois d'avril par son père et a été placée en foyer. Là encore, elle a fugué de nombreuses fois, témoignant d’une fragilité psychologique certaine qui l’a menée à une hospitalisation en psychiatrie.
A son retour d’hospitalisation, les fugues du foyer se sont à nouveau multipliées, éveillant les soupçons de ses éducateurs.
En mars 2023, la jeune fille a alors été intérrogée par les forces de l’ordre et a déclaré avoir rencontré, lors de ses fugues, une jeune femme qui lui a présenté un homme: celui-ci l'a hébergée et a abusé d’elle alors qu’elle n’était encore qu’une enfant. Ils ont entretenu une relation jusqu’à ce que la jeune fille s'aperçoive qu'elle était enceinte. Il l'a alors mise dehors lui disant “tu n’as qu’à appeler le 115”. Suite à ces violences et isolée, la victime a rencontré celle qui deviendra sa proxénète.
Profitant de la situation de vulnarabilité de la victime, la proxénète a réussi à la convaincre de se prostituer en échange de nourriture et d'un logement. Cette situation dura plus de 2 mois en 2022.
La victime raconta aux policiers qu’elle "travaillait" du matin au soir à la demande de la proxénète qui récoltait l’ensemble des gains.
Lors d’une seconde audition, la victime raconta également avoir été violentée par sa proxénète qui lui a infligé de nombreux coups de pieds au ventre, provoquant une fausse couche. Ces violences physiques étaient régulières, ainsi que les agressions de la part de clients, s'accompagnant de violences psychologiques, de menaces et d'insultes.
La proxénète a été condamnée par le tribunal à 12 mois de prison, assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec obligation de travail/formation et d'indemnisation de la victime.
Les EACP saluent cette condamnation qui met à nouveau en lumière la situation des victimes mineures, deja vulnérables, et abusées physiquement et psychologiquement pas des proxénètes.


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