Proxénétisme à Bordeaux : 15 ans de prison
- Equipes Action Contre le Proxenetisme
- 6 oct.
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Dernière mise à jour : 17 oct.
Début septembre, à Bordeaux, un procès s’est tenu à la Cour criminelle départementale de Gironde pour des faits de viols et de proxénétisme ayant eu lieu entre 2018 et 2021.
Un homme est accusé d’organiser la prostitution de plusieurs femmes à Bordeaux et d’avoir violé l’une d’entre elles dans des circonstances violentes.
A la suite du procès, le verdict tombe: l’accusé est condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour des faits de proxénétisme.
L’EACP salue cette décision de la Cour Criminelle qui envoie un message fort de soutien aux victimes tout en reflétant la gravité des faits qui ont été commis. En tant que partie civile dans ce procès, nous condamnons de tels actes et sommes ravis de voir que la justice a su apporter une sanction à la hauteur de l’atrocité des faits.
Lui-même d'origine nigérienne, le proxénète a profité du fait que des jeunes femmes de son pays voulaient partir pour les amener en France et entamer une activité de prostitution. En situation de demande d’asile, la victime principale du procès explique comment l’accusé a profité de sa vulnérabilité en lui offrant un toit pour finalement la violer. Il est décrit comme très violent et menaçant, notamment lorsqu’il demande aux victimes de son réseau de rembourser des dettes qu’elles auraient envers lui. Pour le rembourser, les victimes doivent avoir toujours plus de clients et ne pas avoir d’économie.
L’accusé exerce également des pressions psychologiques sur les victimes et leur famille en se permettant d'expédier par bateau (containers) au Nigeria des objets leur appartenant (expédition portant notamment sur une télé, une plaque de cuisson, un micro-ondes).
A ses crimes s’ajoutent de nombreux délits et notamment une activité de faussaire.
Les cas de viols sont nombreux comme en attestent des messages échangés entre l’accusé et sa compagne. Celui sur la victime principale a eu lieu en présence d’une arme blanche alors qu’elle était bâillonnée. C’est les cris de la victime à la suite de cela qui ont amené à découvrir le reste des faits.
Condamné à 15 ans de réclusion criminelle, l’accusé à tout de même fait appel en continuant de clamer son innocence.


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